Défis et opportunités de l’industrie de la chimie fine et des biotechnologies en France

Après une année de bouleversements politiques et d’instabilité constante le SICOS appelle à resserrer les rangs autour d’une chimie souveraine et innovante.

Hier se tenait l’Assemblée générale du SICOS qui a vu l’élection de Françoise Durand-Rivoire au poste d’administratrice en remplacement de Michel Spagnol. Le SICOS tient à le remercier chaleureusement pour ces 11 ans d’engagement constant et de vision partagée tant côté biotechnologies industrielles que chimie fine.

C’est un esprit innovant et vif qui nous quitte mais qui heureusement laisse sa place à une femme dynamique : Françoise Durand-Rivoire qui a consacré toute sa carrière aux entreprises des sciences de la vie, est actuellement directrice ESG et affaires publiques du groupe Axplora.

Son expérience des secteurs pharmaceutiques, agrochimiques et de la chimie fine sera un atout précieux pour accompagner les grandes transitions de la filière.

L’instabilité a été le maître mot de notre activité depuis la dissolution de l’Assemblée nationale, l’élection de Donald Trump et les conflits en Ukraine et au Moyen-Orient. Ces instabilités ont entraîné et entraînent toujours des incertitudes sur les marchés mondiaux, perturbent les chaînes d’approvisionnement et maintiennent une pression sur les prix de l’énergie.

Cela a des répercussions directes sur notre compétitivité, nos capacités d’investissement et sur la confiance (i.e les projets de développement) de nos clients.

Dans ce contexte difficile néanmoins, nous pouvons saluer la prise de conscience au niveau français et européen de la situation de notre industrie.

« Le momentum est là et le contexte nous donne raison car au-delà des bonnes intentions, il faut intégrer des modifications structurelles dans le modèle de fonctionnement de la France et de l’Europe.

Nous continuerons et exhorterons nos politiques à assumer leurs décisions d’autonomie et de souveraineté car soit on valorise une production locale et durable, soit on améliore sensiblement notre compétitivité, soit on protège efficacement nos activités européennes, soit on accepte de voir notre industrie progressivement disparaître…» indique Vincent Touraille président du SICOS.

Mais au-delà des intentions, il est à présent urgent de concrétiser les initiatives lancées – le Critical Medicines Act, le Biotech Act, le Chemical Act, etc. – et de s’assurer que ces textes soient à la hauteur des enjeux qui sont les nôtres pour soutenir, valoriser et protéger notre industrie en faveur d’une Europe forte, innovante, productive et résiliente.

Après ce constat d’une année difficile économiquement pour tout le secteur de la chimie et rythmée par des bouleversements politiques, le SICOS a délibérément choisi de se projeter vers l’avenir en inscrivant l’IA comme potentielle solution pour regagner de la compétitivité et s’ancrer dans l’innovation.

C’est ainsi que le SICOS s’est engagé aux côtés de ses adhérents pour les accompagner dans ces transformations profondes et ces enjeux de gouvernance (Milo Rignell – Institut Montaigne), leur apporter une vision des impacts dans la recherche en Chimie (Laurence Grimaud – ENS/CNRS), des solutions que peuvent apporter l’IA générative en Industrie (Igor Carron – LightOn) ou comme outil prédictif permettant d’améliorer la maintenance (Cédric Dupray – Digital Predict Innovation) sans pour autant oublier la préparation aux risques Cyber (Dorothée Decrop – Hexatrust).

Le SICOS restera mobilisé auprès de ses adhérents pour assurer cette souveraineté et les
accompagner plus que jamais dans l’innovation afin de se renouveler et gagner en compétitivité.

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